L'abbaye du Paraclet

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Merci à l'auteur:
BMVR de TROYES - Emmanuel MAUJEAN

Je vous propose de lire l'article parue dans le magazine VAL n° 1044 qui retrace la vie
d'Héloïse et Abélard.

Héloïse & Abélard.zip (865ko)

De l'oratoire au couvent

L'abbé de Saint-Denis, Suger, obtient du pape que le monastère d'Argenteuil lui soit rétrocédé en 1129. Héloïse et les autres moniales se trouvent alors sans refuge.
 
Le Paraclet L'abbaye du Paraclet près de Nogent-sur-Seine, à la fin du XVIIIe (gravure mise en couleur) Sept ans auparavant, Abélard s'était retiré en ermite dans la campagne champenoise, où il comptait quelques amis. Il y avait installé un oratoire dédié au Saint-Esprit consolateur, le Paraclet, où l'avaient rejoint quelques-uns de ses élèves. Mais, appelé à la tête de l'abbaye de Saint-Gildas de Rhuys en Bretagne vers 1126, Abélard avait dû laisser l'oratoire à un clerc quand Héloïse se trouva chassée d'Argenteuil.
Il offre alors à son ancienne amante de s'installer au Paraclet. Après des débuts difficiles, la communauté s'organise. Le pape Innocent II reconnaît l'établissement monastique en 1131 et les bienfaiteurs permettent au domaine de l'abbaye de s'accroître rapidement. Héloïse et saint Bernard
GUIZOT et ODDOUL, Lettres d'Héloïse... (gravure)

Héloïse recherche une règle de vie pour son monastère où vivent, comme à Fontevrault, des religieux des deux sexes sous la direction d'une abbesse. Elle lui sera fournie par Abélard, qui compose également des œuvres liturgiques pour le monastère.

Au-delà de l'amour qui les unissait autrefois dans le siècle, le Paraclet devient alors leur œuvre commune.
 

Les tombeaux d'Héloïse et d'Abélard

Ossements, ou reliques ? Dès la mort d’Abélard, les dépouilles des deux amants furent l’objet de pieuses convoitises et, parfois, d’un véritable culte. En sept siècles, neuf sépultures se sont succédé.
 
Tombeau avec sculpture de la Trinité Tombeau d'Héloïse et Abélard avec sculpture de la Trinité (dessin) Abélard meurt en 1142 au monastère de Saint-Marcel, près de Chalon-sur-Saône. Deux ans plus tard, son corps est transféré au Paraclet, dans l'ancien oratoire. A la mort d'Héloïse, en 1164, les corps des deux anciens amants sont réunis.

Entre la fin du XVe siècle et la Révolution, les cendres sont placées successivement en trois endroits différents à l'intérieur de l'abbatiale. En 1621, le tombeau reçoit une sculpture représentant les trois figures de la Trinité qui avait été exécutée à l'époque d'Abélard. Puis, en 1780, une dalle de marbre comportant une épitaphe attribuée à Marmontel est ajoutée. A la vente de l'abbaye en 1792, le tombeau est déplacé dans l'église paroissiale de Nogent-sur-Seine, où il est détruit en 1794.

Au début de l'Empire, Alexandre Lenoir constitue un "musée des Monuments français", à Paris. Peu soucieux d'exactitude historique et stylistique, il compose un tombeau monumental à partir de pierres disparates provenant des abbayes de Saint-Marcel, Saint-Denis et du Paraclet.

Témoin d'un engouement romantique pour la légende d'Héloïse, ce tombeau fut transféré au cimetière du Père-Lachaise en 1817.

Tombeau au cimetière de l'Est (dit du Père-Lachaise)
(gravure romantique)

Tombeau au Père-Lachaise

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